LA PEINTURE 

Histoire de la peinture
Dès l’origine, la peinture révèle le rapport de l’homme avec son environnement et a souvent une fonction religieuse ou sociale. En Égypte, du IIIe au Ier millénaire avant J.C., les œuvres peintes sur les murs dans les tombes étaient destinées à n’être vues que par l’âme du mort.

Au Moyen Âge, après de longs débats sur le statut de l’image, à la fin du IVe s. les peintures sont admises dans les églises pour contribuer à l’instruction des fidèles.

Les découvertes de la Renaissance au XVème s. en matière de perspective scientifique, de sfumato*, d’imprimerie et d’anatomie accentuent la notion d’un monde où règnent la perfection et l’harmonie.

Les peintres ne sont plus seulement des artisans, mais aussi des penseurs. Grâce au développement de la peinture sur chevalet, les peintures sur bois peuvent être déplacées à volonté dans les églises et dans les maisons privées.

Au cours des XVIIe et XVIIIe s., les artistes perfectionnent leurs moyens de rendre le plus fidèlement possible la nature. Ils dramatisent les scènes par l’utilisation de contrastes violents de la lumière et des ombres. En même temps, se fait jour l’art d’idéaliser la nature en s’appuyant sur les canons de la sculpture antique. Le mouvement baroque trouve son apogée en Europe catholique aux alentours de 1700.

S’opposant au Siècle des Lumières et s’écartant des sujets traditionnels – mythologie, Bible, récits héroïques, allégories, portraits de personnalités – le mouvement romantique au XIXe s. offre une vision plus tragique du destin de l’humanité.

Au début du XXe s., les impressionnistes s’attachent à représenter non ce qu’ils savent mais ce qu’ils voient. Ce siècle, marqué par les deux guerres mondiales, est celui de la perpétuelle expérimentation : le futurisme, l’art abstrait, le Bauhaus, l’orphisme, le synchronisme, le De Stijl, le suprématisme, le constructivisme, le dadaïsme, le surréalisme, le fauvisme et le cubisme en France, l’expressionnisme allemand, le Pop art, l’expressionnisme abstrait…

En réaction contre la peinture abstraite, les années 70 voient la naissance de mouvements comme le land art, l’Art vidéo, l’installation, l’arte Povera, l’art performance, l’art corporel, le Fluxus, le happening, l’art postal, le situationnisme ou l’art conceptuel.

Dans les années 1980, plusieurs mouvements apparaissent en Italie, Allemagne, France et Grande-Bretagne sous le nom de néo-expressionnisme et la Figuration Libre ; ce style se caractérise par des grands formats, une grande liberté d’expression, la figuration, la référence au mythe et à l’imagination.

Ces dernières décennies, les peintres (et tous les artistes) continuent à réagir à l’extraordinaire dynamique que les innovations et scientifiques et techniques ont impulsée, mettant sens dessus dessous la norme esthétique. Les frontières entre les disciplines s’estompent.

Les techniques
Les peintres de l’époque pariétale utilisaient un mélange de pigments naturels, des terres, des ocres, des noirs de suie ou de charbon de bois, dilués dans de l’eau. Après séchage par évaporation, les pigments seuls restaient sur la paroi.

Plus tard, les peintres égyptiens, puis les peintres d’icônes byzantines, et en Europe durant le Moyen Âge, utilisent la tempera, la principale technique de peinture à l’eau ; les peintres préparent eux-mêmes les matières colorantes extraites dans la plupart des cas de plantes et de certains minéraux ; ils en font une sorte de pâte avec des « colles » solubles à l’eau mais qui durcissent avec le pigment : œuf, miel, colle d’os et de peau animal.

Au Moyen Âge et à la Renaissance on découvre la fresque, peinture à l’eau sur plâtre « frais ». La couleur pénètre dans le plâtre et, après évaporation de l’eau, la couleur est agglomérée au plâtre de façon définitive. Ces fresques nous parviennent encore aujourd’hui parfaitement conservées.

Au début du XVe s., Van Eyck obtient plus de précision et des couleurs transparentes grâce aux glacis (c’est-à-dire, la superposition d’une nouvelle couleur sur une couleur sèche afin d’obtenir une troisième couleur plus foncée et composite des deux) ; il a l’idée de remplacer le blanc d’œuf par de l’huile, procédé qui se répand très rapidement et remplace presque totalement la tempera au XVIe siècle.
Mais le séchage de l’huile est long, plusieurs mois parfois pour finir une toile. Les peintres vont alors utiliser l’aquarelle pour les esquisses et œuvres préparatoires sur papier avant d’aborder la version définitive à l’huile.

Pour palier ces séchages trop longs, on découvre dans les années 1950 l’acrylique diluable à l’eau, couleur en pâte et couvrante qui devient dure et inaltérable après séchage.

Aujourd’hui les peintres aiment mélanger diverses techniques : huile, acrylique, gouache, aquarelle, encres de couleur, lavis, sépias, encre de chine, et travailler sur de nombreux supports.

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