LA CÉRAMIQUE 

La céramique vient du mot « keramos » qui signifie argile.
Le terme céramique est une famille de matériaux : ceux-ci sont la terre cuite, la faïence, le grès, la porcelaine. Les céramiques doivent leurs différences à la composition physique de la pâte, au type de glaçure, et à la chaleur de cuisson.

On distingue deux grandes catégories de céramique :
– à pâte poreuse (faïences, terres cuites et certains grès)
– à pâte imperméable (porcelaines et grès).

La terre cuite
La terre cuite est vernie ou émaillée, c’est un mélange de marnes (mélange naturel de calcaire et d’argile) et d’argiles cuites.

La faïence
Par faïence, on entend l’ensemble des pâtes poreuses obtenues à partir d’un mélange d’argile, de sable et de marne calcaire. Cette pâte est recouverte après la première cuisson d’une glaçure.

Le grès
Le grès est constitué d’une terre argileuse, à forte teneur de silice, appelée «argile grésante». Cuites à 1 250 – 1 310 C° l’argile se vitrifie et l’on obtient des nuances diverses, la chaleur intense lui donne une texture qui le rend imperméable.

La porcelaine
La porcelaine est une céramique à pâte dure. Elle est obtenue à partir d’un mélange de kaolin (50 %), d’un peu d’argile, de feldspath (25 %) et de quartz (25 %), cuit à 950° une première fois et entre 1 300° et 1 400° une seconde fois.

Tout cela reste bien technique, mais alors comment savoir si vous avez en votre possession une faïence ou une porcelaine ?
Approchez votre faïence ou porcelaine près d’une lampe ou de la lumière : si vous parvenez à voir la lumière à travers, il s’agit de porcelaine. Sinon, il s’agit de faïence.

L’ÉMAIL

Certains objets sont simplement biscuités, état brut, mais la plupart sont émaillés, c’est-à-dire recouverts d’une pellicule qui peut assurer brillance, dureté de surface, étanchéité, et donner un produit fini non salissant, lisse au toucher, non altérable par l’eau et les acides ( vinaigre,… ) et plus esthétique.

Un émail céramique est un verre.
Un émail céramique contient toujours : un oxyde acide, la silice ; un ou plusieurs oxydes basiques ; un oxyde neutre (ou amphotère), l’alumine (Al2O3).
Eventuellement d’autres composés, en proportion assez faibles, qui modifient les caractéristiques de l’émail, sa couleur, sa brillance,…

Les colorants céramiques
En céramique, la couleur est apportée, au niveau de la pâte ou au niveau de l’émail, par des colorants, des pigments, spécifiques à la céramique, qui doivent en particulier résister aux températures des cuissons céramiques. On distingue :
– Oxydes, colorants purs
Le plus souvent, il s’agit d’oxydes ou de combinaisons d’oxydes. Voici quelques exemples des oxydes les plus courants et les couleurs qu’ils donnent à un émail cuit en oxydation : cobalt (bleu), cuivre (vert, bleu), manganèse (brun, violet), fer (jaunâtre, rougeâtre, verdâtre), chrome (vert, jaune, rouge), nickel (brun, verdâtre, gris), et il en existe d’autres (uranium, titane, vanadium,…). L’intensité de la couleur augmente avec le taux d’oxyde colorant.
– Les colorants composés
Les oxydes colorants purs ou mélangés ne permettent pas d’obtenir toutes les nuances de couleurs voulues. Les industriels ont mis au point des palettes très complètes de colorants et qui ont souvent des teintes voisines avant et après la cuisson.

Leur usage  en volume ou en surface donne des résultats différents.
Le colorant en poudre peut être soit mélangé, incorporé, à un volume, soit déposé en couche fine sur une surface. Pour une utilisation en volume, le colorant est incorporé soit à une pâte céramique, soit à un émail par un simple mélange à sec ou dans de l’eau.

Grès
Faïence
Colorants céramiques
Porcelaine

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